|

Mon
ange gardien
Petite maman, toi qui es passée à cette vie nouvelle
qui m'est tellement inconnue, dis-moi si c'est beau
là-haut, dis-moi si tu es bien mieux que sur cette
terre. Toi, qui appréciais tout de ta vie avec moi,
toi, qui me disait, « je
ne te laisserai jamais »,
si au moins je savais que tu es heureuse, mes larmes
seraient moins nombreuses.
Maman, tu viens à peine de partir pour ton long voyage
et ce, sans aucun bagage. Comme
tu me manques!
Tout me rappelle ton sourire et chaque jour, quand j'ouvre mes yeux le matin,
je pense à toi. Je t'offre cette journée pour
que tu trouves la meilleure place de choix pour toi. Il
faut que je m'accroche à cette idée que tu es bien.
Je suis inquiète de toi, j'ai peur que tu aies froid.
Je t'imagine encore avec ton corps que nous avons
laissé là,
au grand cimetière,
en juillet dernier. Je ne peux te voir autrement.
Je
sens ta présence près de moi, mais si différente. Ne t'inquiète
pas, tu souris comme toujours avec
ton merveilleux sourire.
Tes yeux me regardent
comme quand j'étais encore enfant. Mais je ne peux te
toucher et te caresser comme j'aimais tant le faire.
Dis-moi maman, combien de temps pour assécher
mes larmes? Penses-tu qu'un jour j'aurai
moins mal que tu sois partie?
C'est la première fois que tu fais quelque chose sans
moi. C'est vrai, j'oubliais, tu ne peux pas me
répondre... J'ose
espérer que tu entendes ce
que j'ai à te dire.
T'ai-je
dit assez souvent que
je t'aime et que personne au monde ne m'aimera
autant que toi. Si dans le passé, je ne t'ai pas assez
répété ces mots,
aujourd'hui je te crie jusque là-haut
que je
t'aime maman. Sache que cet amour restera vivant dans
mon coeur jusqu'à ma dernière heure.
Je ne
voudrais pas que tu te fasses du souci pour moi, je
survivrai, je remonterai cette pente difficile, car tu
m'as toujours appris à être courageuse et fonceuse.
Tu disais, « t'es
capable ma fille »
et ces
mots résonnent encore en moi de mille et une façons. Maman,
j'ai
bien appris la leçon. Je n'oublierai pas tout ce que
tu m'as enseigné. Mais tu sais, c'est le premier grand
chagrin que j'ai à vivre sans que tu sois là pour me
consoler. Désormais, tu seras mon ange à moi, mon ange
gardien.
Je
te ferai revivre maman, mais cette fois, dans mon coeur à
moi. Tu y seras au chaud et ce, sans manteau. Je
referme ici mes écrits car la nuit est là tout près de
moi. Sois
assurée que d'ici quelques mois, je reviendrai encore
bavarder avec toi ma petite maman que j'aimerai
toujours. Ta grande amie, ta complice, ta
confidente.
Avec toute ma tendresse.
Copyright Du Coq à
l'Âme©2005 tous droits réservés.
Copyright Graphiques @nny ©2005 tous
droits réservés.
Ce site à été réalisé et mis en ligne le
26 janvier 2005.
|